Analyse Technique


1 Présentation générale
1.1 Pourquoi l’analyse technique : les lacunes de l’analyse fondamentale
1.2 L’analyse technique pour une meilleure prise en compte de la psychologie
1.3 L’analyse de Dow et la psychologie des investisseurs à l’égard des annonces
1.4 Contrary opinion

2 Bases de l’analyse graphique
2.1 Résistances et supports horizontaux
2.2 Résistances et supports obliques : la base des trends et canaux

3 Les figures
3.1 Figures de consolidation
3.1.1 Triangles symétriques
3.1.2 Autres figures de consolidation
3.2 Figures formelles
3.2.1 Doubles tops et doubles bottoms
3.2.2 Tête-épaules

4 Fibonacci : un indicateur avancé

5 Les indicateurs de tendance
5.1 Présentation des indicateurs
5.2 Les principaux indicateurs
5.2.1 Les moyennes mobiles
5.2.2 Les bandes de Bollinger
5.2.3 Le MACD
5.2.4 Le DMI

6 Les indicateurs de contre-tendance
6.1 Présentation
6.2 Surachat / survente
6.3 Divergences
6.4 Figures graphiques
6.5 Le RSI
6.6 Les stochastiques

7 Bougies japonaises
7.A Configurations de base
7.B Figures
7.1 Le doji
7.2 Marteaux et pendus
7.3 Marteaux inversés (inverted hammers) et étoiles filantes (shooting stars)
7.4 Etoile du soir et étoile du matin
7.5 L'avalement : bullish et bearish engulfing pattern
7.6 Le nuage noir (" dark cloud covers ") et la pénétrante (" piercing pattern ")
7.7 Haramis ou femmes enceintes


1 Présentation générale


1.1 Pourquoi l’analyse technique : les lacunes de l’analyse fondamentale


L’analyse technique adopte un point de vue différent de celui de l’analyse fondamentale quant à l’estimation des niveaux d’achat et de vente intéressant des titres.

En effet, l’analyse fondamentale, telle qu’elle est mise en œuvre par les analystes des banques (aboutissant ainsi à des recommandations), repose essentiellement sur des ratios financiers relatifs aux fondamentaux de la société.

C’est ainsi que seront étudiés des ratios tels que le rapport cours sur bénéfices attendus, capitalisation sur chiffre d’affaires, niveau d’endettement, … Des normes étant déterminées, elles permettent alors d’estimer le risque associé à l’achat ou la vente d’un titre. Par exemple, une norme assez courante consiste à privilégier les titres ayant un ratio cours / bénéfice par action attendu inférieur à vingt, ce chiffre étant considéré comme un seuil important. De même, un niveau majeur pour le ratio capitalisation / chiffre d’affaires se trouve aux environs de deux.

Néanmoins, cette méthode peut présenter quelques lacunes. Prenons par exemple le cas des valeurs technologiques au début de l’année. Nombreux ont ainsi été les titres dont le ratio cours / bénéfices s’est établi à plus de 100 et le ratio capitalisation / chiffre d’affaires à plus de 10. D’un point de vue fondamental, quelle attitude adopter dans un tel contexte ? Soit l’on tente d’établir de nouveaux ratios propres à la « Nouvelle Economie », ce qui peut nécessiter un certain délai, soit l’on s’en tient à ses ratios initiaux, ce qui aboutit à laisser passer certaines occasions intéressantes.

De plus, il apparaît assez souvent que l’évolution des cours ne traduit pas nécessairement les fondamentaux réels des sociétés, des effets de sur-réaction (tant à la hausse qu’à la baisse) étant courants, notamment par rapport aux annonces.

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1.2 L’analyse technique pour une meilleure prise en compte de la psychologie


Pour sa part, l’analyse technique part d’un principe financier assez simple : à un moment T du temps, le cours d’un titre reflète précisément toutes les informations disponibles sur ce titre, toute son histoire. Cela est dû au fait que le temps est considéré comme continu, toute variation du cours aboutissant à la détermination d’un nouveau niveau qui lui-même sera la base de référence pour de nouvelles variations. Dès lors, il est donc possible de se fonder sur l’évolution des cours, à différents niveaux, pour tenter de déterminer les évolutions futures les plus vraisemblables.

Néanmoins, cette détermination des sens et des ampleurs de variation ne va pas de soi. En effet, il apparaît assez rapidement que les effets psychologiques (relatifs par exemple aux effets de seuils ou au comportement des particuliers par rapport aux professionnels) peuvent s’avérer tout aussi importants que des considérations purement techniques. Dès lors peuvent se manifester des opinions différentes sur la base d’informations pourtant similaires. C’est même sur ce principe proprement dit que se fonde la détermination des cours, qui traduisent un consensus de marché entre les positions acheteuses et les positions vendeuses.

L’analyse technique ne vise donc pas, en tant que telle, à déterminer des raisons précises à la variation des cours mais plutôt à mesurer l’évolution des ces derniers et, si possible, à déterminer leur comportement futur vraisemblable.

Cette approche permet ainsi de tenir un plus grand compte de la psychologie des opérateurs.

En effet, les mouvements de hausses et de baisses des marchés se font presque systématiquement selon des tendances, de plus ou moins long terme. Celles-ci sont fondées sur l’approche des investisseurs à l’égard des titres, pessimiste (bear) ou optimiste (bull). La situation d’optimisme se caractérise par des cours en perpétuelle hausse alors même que les fondamentaux ne justifient nullement cette hausse. Les ratios sont donc en croissance, ce qui peut amener les analystes à se retirer des titres.

En revanche, c’est souvent lors de ces trends de hausse que les particuliers se convainquent peu à peu de l’intérêt de se positionner à l’achat, alors même que le potentiel de hausse est nettement amenuisé. Cette observation traduit bien l’effet moutonnier des marchés, et partant l’intérêt de figurer parmi les premiers bénéficiaires des mouvements.

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1.3 L’analyse de Dow et la psychologie des investisseurs à l’égard des annonces


Keynes lui-même affirme dans son principal ouvrage, la Théorie générale de l’emploi, de l’intérêt et de la monnaie (1936) que « la plupart des investisseurs et spéculateurs professionnels s’occupent moins de faire des prévisions précises à long terme que de prévoir peu de temps avant le grand public les changements à venir de la base conventionnelle d’évaluation ». Cette approche fait suite à l’analyse initiale de Dow, créateur de l’indice éponyme et du Wall Street Journal. La théorie de Dow est au cœur de l’analyse technique et mérite d’être développée.

En effet, Dow a parmi les premiers compris l’importance des notions de « timing » et de réactivité. Son modèle repose sur l’idée selon laquelle, en période de baisse des cours, il existe toujours des investisseurs plus téméraires et mieux informés prêts à acheter en prévision de la reprise(« accumulation par les astucieux », phase "a" sur le graphe), alors même que les particuliers se défont de leurs titres. A cette phase fait suite l’amélioration des résultats de l’entreprise, suscitant l’engouement des investisseurs pour le titre (« imitation », phase "b"). Cette période d’amélioration est alors susceptible d’engendrer une pression à l’achat très forte pour les particuliers, désireux de prendre part à ce qu’ils considèrent être un mouvement sans fin. Cette phase est pour les premiers investisseurs l’occasion de vendre (« distribution par les astucieux », phase "c"), en prévision du retournement qui s’annonce, alors même que l’ensemble des petits porteurs se positionne alors à l’achat…

Ces différentes analyses partent de points essentiels, qu’il convient de définir clairement. Ainsi, si tout investisseur conçoit le principe d’une hausse ou d’une baisse des cours, encore faut-il déterminer comment cela se traduit graphiquement et sur le plan des cours.

Par exemple, un mouvement haussier se caractérise par des points bas de plus en plus hauts dans le temps, tandis qu’un mouvement baissier se caractérise par des points hauts de plus en plus bas.

Cette façon d’aborder les tendances peut paraître anodine mais elle est tout à fait capitale pour intégrer les principes de construction des indicateurs techniques.

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1.4 Contrary opinion


Dans le prolongement de la théorie de Dow figure le principe de « contrary opinion », développé par Neill (1954).

Ce système repose sur l’idée selon laquelle, dès lors que tous les investisseurs ont la même opinion au même instant, il est fort peu probable que cette opinion se matérialise dans les faits… En effet, si tous les investisseurs sont optimistes, qui reste-t-il pour acheter ?

Cette approche peut paraître extrêmement systématique et hasardeuse mais elle est se situe néanmoins dans le prolongement logique de Dow.

En effet, dans la théorie de ce dernier, la deuxième phase correspond à une période de plus grande confiance dans le titre, associée à son achat par un nombre croissant d’investisseurs. Dès lors, au début de la troisième phase, l’ensemble des investisseurs positifs sur le titre se sont déjà positionnés à l’achat, tandis que les premiers « astucieux » se défont de leurs titres. Il se pose alors la question de savoir quels vont être les acheteurs qui vont permettre au titre de poursuivre sa hausse ! Le marché aurait même plutôt tendance à baisser dans la mesure où les premiers investisseurs cèdent leurs titres…

Afin d’estimer ces niveaux sensibles, les investisseurs recourent notamment aux sondages d’opinion portant sur la confiance des professionnels : un niveau particulièrement élevé de confiance est susceptible d’indiquer une situation de surachat, précurseur d’un retournement à la baisse. Une situation symétrique pourrait naturellement être observée à la baisse.

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2 Bases de l’analyse graphique


2.1 Résistances et supports horizontaux


La notion de supports et résistances est un des éléments clés de l’analyse graphique. Il s’appuie principalement sur l’idée que les décisions d’achat et de ventes sont dictées en partie, tant à l’échelle individuelle qu’à l’échelle du marché, par des considérations psychologiques.

Dès lors, les effets de seuil peuvent jouer un rôle déterminant. Si l’on prend le cas de Vivendi, on peut constater que le titre est venu à plusieurs reprises, au cours des mois d’avril et mai, tester la zone des 100 EUR.

Ce niveau est considéré comme étant un support car, à chaque tentative de le franchir à la baisse, le titre n’y parvient pas et repart à la hausse au cours des séances suivantes.

Ces seuils, une fois testés à plusieurs reprises, peuvent néanmoins être franchis et prendre alors la fonction inverse. C’est ainsi que, sur le titre Alcatel, le niveau des 50 EUR a durant un certain temps constitué une résistance. Toutefois, ce seuil a pu être franchi et est alors devenu un support.

L’existence de telles figures tient lui aussi au principe de mémoire des marchés. En effet, les investisseurs se souviennent des points de retournement antérieurs et sont ainsi en mesure, à l’approche de ces niveaux, de se positionner en conséquence. Ces anticipations deviennent de la sorte auto-réalisatrices, et renforcent un peu plus la valeur du seuil, support ou résistance. Dans le cas d’un support, ce sont les acheteurs qui exercent leur mémoire et prennent le dessus, tandis que ce sont les vendeurs qui l’emportent dans le cas d’une résistance.

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2.2 Résistances et supports obliques : la base des trends et canaux


Si de telles figures sont assez facilement identifiables sur un plan horizontal, car correspondant souvent à des seuils psychologiques ou techniques, il n’en va pas de même dans le cas des supports et résistances obliques, c’est à dire des droites de tendances.

En effet, il est souvent possible de faire apparaître des lignes obliques sur lesquelles viennent buter (résistance) ou se poser (support) le cours, comme le montrent les deux graphiques ci-contre. L’intérêt prédictif des droites de tendance tient au fait qu’il est ainsi possible de déterminer des objectifs à la hausse ou à la baisse et d’optimiser son timing.

Il est même souvent possible d’identifier des combinaisons parallèles de ces lignes, formant des canaux, à la hausse ou à la baisse. Le cours vient donc buter sur le haut du canal et se reposer sur le bas de celui-ci.

Ces tendances sont souvent extrêmement puissantes et traduisent bien la mémoire des marchés puisque des canaux peuvent être valables simultanément à long et à court termes. La puissance de ces tendances explique que leur fin (on dit du canal qu’il est « cassé », en général à la baisse pour un canal haussier et à la hausse pour un canal baissier) s’accompagne souvent d’une forte volatilité et peut amener le cours à s’inscrire dans une tendance inverse.

Cette situation peut être précédée de l’évolution du titre au sein de zones ou de canaux intermédiaires du canal, suggérant ainsi que la tendance est sur le point d’être invalidée (cf. graphe ci-dessous).

Les canaux sont également observables sur un plan horizontal ; on parle alors plutôt de « range » (intervalle). Ces figures sont la marque d’un marché peu enthousiaste quant au sens de variation du titre ou de l’indice.

Celui-ci varie ainsi autour d’un niveau moyen horizontal. Dès lors que ces ranges sont cassés (et la direction prise par le titre est alors moins évidente à déterminer que dans le cas d’un canal de tendance), l’objectif se définit comme pour les autres canaux, en reportant la largeur du canal au point de sortie dans la direction de variation du titre.

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3 Les figures


3.1 Figures de consolidation


3.1.1 Triangles symétriques

En dehors des canaux, il est bon de remarquer que les associations de lignes de tendance ne sont pas nécessairement parallèles. Il est ainsi possible de faire apparaître d’autres figures caractéristiques, les plus connues étant les triangles. Celles-ci ne constituent plus des figures de tendance mais de consolidation.

Les formations en triangle symétrique (cf. graphique) sont les plus utilisées. Elles sont formées par une ligne de résistance baissière et une ligne de support haussière. Le cours vient ainsi tour à tour buter sur la ligne supérieure et se poser sur la ligne inférieure, dans des mouvement d’amplitude de plus en plus faible du fait du croisement des deux lignes de tendance. Cette figure est d’autant plus valide que le nombre d’impacts sur chacune des droites est important (le minimum étant naturellement de deux afin de déterminer l’orientation de ces droites).

Cette figure est relativement fréquente dans le cadre d’un trend de long terme. Autrement dit, le sens de sortie du triangle est généralement dans le prolongement du sens d’entrée. Cette sortie a normalement lieu avant la pointe du triangle, en général vers les trois quarts de sa longueur (mesurée depuis l’impact sur la deuxième ligne de tendance). La forme même de la figure, en resserrement, explique que la puissance « accumulée » par le titre se manifeste soudainement à la sortie de la formation, le titre variant fortement, avec des volumes traités en nette hausse.

Avec cette formation également, il est possible de déterminer des objectifs. En effet, celui-ci se trouve généralement, dans le cas d’une consolidation haussière, sur la parallèle à la ligne de support passant par le premier point d’impact (ligne de résistance). Un autre objectif correspond au report de la hauteur du triangle au niveau du point de sortie. Dans les deux cas, ce niveau doit être atteint avant la date marquant la point du triangle.

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3.1.2 Autres figures de consolidation

Si la figure du triangle symétrique est la plus classique, il existe également des figures dérivées, appelées triangles ascendants et descendants (cf. graphe). Ces figures se caractérisent respectivement par une résistance horizontale en lieu et place d’une résistance oblique baissière et par un support horizontal à la place d’un support oblique haussier. Les objectifs se calculent de façon identique à ceux des triangles symétriques.

Il existe une autre forme de figure de consolidation, sous forme de canal, appelée flag. Elle correspond à un canal légèrement baissier (dans le cadre d’un trend haussier) ou à un canal légèrement haussier (dans le cadre d’un trend baissier). En termes d’objectif, cette figure intervient souvent vers le milieu d’un trend, ce qui signifie que l’on peut reporter la hauteur du segment précédent le flag à la sortie de la figure.

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3.2 Figures formelles


3.2.1 Doubles tops et doubles bottoms

Les figures précédemment évoquées font toutes appel aux droites de tendance pour les délimiter. Il existe toutefois d’autres figures, appelées figures formelles, et définies par leur seule apparence.

Il s’agit alors de figures de retournement : la tendance du titre s’inverse sur ces niveaux. Les plus significatives de ces figures sont le double top (figure à la hausse) et le double bottom (figure à la baisse). Comme le montrent les graphiques, ces formations correspondent à deux sommets (ou deux fossés) consécutifs.

Ces figures sont généralement marquées par une baisse des volumes en jeu lors du deuxième extrême, indiquant le déclin de l’intérêt des investisseurs et laissant présager du retournement de tendance.

En termes d’objectif, il peut être trouvé en reportant la hauteur de la figure du double top (ou bottom) proprement dit au niveau de la fin de la figure.

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3.2.2 Tête-épaules

De cette figure est dérivée la tête-épaules. Cette expression imagée fait référence à la forme de la figure, présentant une suite de trois sommets consécutifs, le premier et le troisième étant de hauteur similaire tandis que le deuxième est relativement plus haut (cf. graphique).

L’élément capital de cette figure est ce que l’on appelle la « ligne de cou », correspondant à la ligne horizontale joignant les points bas du deuxième sommet. En effet, cette figure marque souvent un retournement de tendance.

Jusqu’au second sommet (tête), le titre suit un trend haussier, qu’il casse en formant la deuxième épaule. Il s’inscrit alors dans un trend baissier, que confirme le franchissement à la baisse de la ligne de cou après la seconde épaule.

Néanmoins, on observe souvent un phénomène appelé « pull back », correspondant au retour du cours juste sous la ligne de cou. Ce retour correspond souvent à un simple rebond technique, car il s’effectue généralement dans de faibles volumes.

De façon plus précise, l’apparition du sommet (tête) peut être envisagée dès lors que les volumes baissent significativement, se trouvant à un niveau inférieur aux volumes atteints lors de la première épaule.

En termes d’objectif, il se calcule de la même façon que pour le double top, en reportant la hauteur de la figure (hauteur de la tête par rapport à la ligne de cou) à la fin de la figure (franchissement de la ligne de cou). Naturellement, une figure symétrique peut être observée à la baisse : on parle alors de tête-épaules inversée.

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fibonacci : un indicateur avancé


Ce nom fait référence à un ensemble de considérations mathématiques et graphiques, fondées sur la suite du même nom. Celle-ci, formalisée par le célèbre mathématicien italien du 13e siècle, est constituée de la façon suivante :

tout terme de la série s’exprime comme la somme des deux termes précédents (i.e. Un+2 = Un+1 + Un), les deux premiers termes étant 1 et 1 (i.e. U0 = U1 = 1).

Les premiers termes de cette série sont donc : 1, 1, 2, 3, 5, 8, 13, 21, 34, 55, … Cette série dispose de très nombreuses propriétés intéressantes, la plus utile dans le domaine de l’analyse technique concernant la limite de deux termes consécutifs de cette série. Le ratio Un+1 / Un tend en effet vers le ratio d’or (environ 0.618) pour n infiniment grand.

Dans le domaine de la finance, ce ratio et ses fractions sont utilisés pour déterminer des niveaux de résistance et de support ainsi que des objectifs. Les principales proportions en jeu sont 38.2 %, 50 % et 61.8 %. Elles servent à déterminer ce que l’on appelle des « retracements ».

Prenons l’exemple d’un titre qui, suite à de bonnes nouvelles ou à une vague spéculative, passe de 100 (le niveau autour duquel il évolue habituellement) à 300 en quelques semaines. Si une baisse s’amorce sur le niveau des 300, correspondant à des prises de bénéfice ou à la prise de conscience du caractère excessif de la hausse, il peut être intéressant d’être en mesure d’estimer l’ampleur de la correction avant la reprise d’un mouvement haussier ou tout au moins un rebond ou un arrêt de la tendance baissière.

Dans le cas évoqué, on peut s’attendre à ce que le titre trouve un support après avoir chuté de 38.2 % du mouvement de hausse. Ce dernier valant 300-100 = 200, l’ampleur de la chute correspond à 0.382 x 200 = 76.4. Un support pourrait donc se manifester à 300 – 76.4 = 223.6. Les investisseurs les plus confiants dans le titre pourront donc se positionner à l’achat sur ces niveaux. Naturellement, des considérations similaires pourraient être faites symétriquement dans le cas d’une baisse corrigée par une hausse.

Assez souvent, les niveaux déterminés par ces ratios correspondent également à des supports ou des résistances qui se renforcent à mesure que le temps passe. Outre le rôle d’objectif des corrections, les ratios de fibonacci peuvent donc également constituer des niveaux invitant à se défaire de ses titres suite à une hausse suffisamment marquée.

De façon plus ponctuelle, les ratios de fibonacci permettent également de déterminer des objectifs alors même que l’on se situe sur des points extrêmes. On parle alors d’ « extension de fibonacci ».

Si l’on reprend l’exemple précédent, il est possible de déterminer des objectifs à la hausse en dépassement du sommet précédent à 300. Ainsi, si l’on considère un retracement (à la hausse, cette fois-ci) du mouvement de baisse précédent, il est possible d’envisager un ratio supérieur à 100 %. Cela signifie que le titre s’inscrit dans un tendance réellement haussière et qu’il est en mesur e de dépasser son précédent sommet à 300. Ainsi, un ratio de 138.2 % du mouvement de baisse donne une hausse de 105.6 (1.382 x 76.4), soit un objectif à 223.6 + 105.6 = 329.2.

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5 Les indicateurs de tendance


5.1 Présentation des indicateurs


L’analyse technique comprend deux facettes : l’analyse graphique et l’analyse numérique. La première se fonde essentiellement sur la simple observation du niveau des cours et des volumes traités ainsi que sur l’existence de figures graphiques caractéristiques. La seconde, en revanche, procède par construction mathématique. Sur la base des cours (en particulier niveaux de clôture et extrêmes) sont ainsi construits des indicateurs techniques.

Ces derniers peuvent être de deux types, faisant appel aux deux facettes de la psychologie des investisseurs. Il s’agit des indicateurs de tendance, généralement fondés sur des moyennes, d’une part et des indicateurs de contre-tendance, généralement fondés sur des fonctions dérivées, d’autre part.

L’intérêt des indicateurs techniques est leur capacité prédictive, l’analyse graphique n’offrant souvent cette possibilité qu’une fois les figures au moins partiellement formées. Ceci est notamment valable pour les modèles de contre-tendance.

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5.2 Les principaux indicateurs


5.2.1 Les moyennes mobiles

Les plus simples des indicateurs de tendance sont les moyennes mobiles. Elles correspondent simplement à une moyenne établie sur intervalle de temps glissant : chaque jour, la valeur la plus ancienne (prise en général à la clôture) composant la moyenne est remplacée par la valeur de la nouvelle séance.

En conséquence, l’intérêt prédictif de cet indicateur est nul (puisqu’il représente l’évolution des cours avec un certain retard). En revanche, il permet de déterminer des tendances à plus ou moins long terme, d’autant plus fortes que la direction de la moyenne est ferme.

Malgré la simplicité de cet indicateur, il convient de prendre ses précautions quant à la durée des moyennes utilisées. En effet, les analystes privilégient l’utilisation de deux moyennes mobiles simultanément, de durées sensiblement différentes, afin de prévoir les possibles retournement de tendance. C’est ainsi qu’on utilisera souvent conjointement les moyennes mobiles calculées sur 20 et 50 jours, ou encore celles à 50 et 100 jours, …

Cette utilisation simultanée permet en particulier de déterminer des signaux d’achat. Ceux-ci se produisent dès lors qu’une moyenne mobile de court terme (e.g. 20 jours) croise une moyenne mobile de plus long terme (e.g. 50 jours) en venant du bas et se trouve ainsi au-dessus. Cela traduit en effet la tendance du titre à voir ses cours les plus récents à un niveau supérieur à ses cours plus anciens, reflétant ainsi une tendance haussière.

Réciproquement, un signal de vente se manifeste dès lors qu’une moyenne mobile coupe à la baisse (i.e. en venant du haut) une moyenne mobile de plus long terme et se trouve ainsi en dessous.

Globalement, l’intérêt des moyennes mobiles est d’éviter de se trouver à contre-tendance du marché lorsque celui-ci se trouve dans un mouvement puissant.

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5.2.2 Les bandes de bollinger

Ces indicateurs sont dérivés des moyennes mobiles et visent à en combler une lacune importante. En effet, ces dernières donnent des signaux d’achat et de vente à des niveaux ponctuels, qui peuvent donc être rapidement invalidés si le marché se retourne à très court terme (en cours de séance ou d’une séance à l’autre).

Il peut donc être judicieux, plutôt que de définir des seuils précis, de recourir à des zones définies sous la forme d’intervalles de part et d’autre de la moyenne mobile. C’est sur ce principe que sont construites les bandes de bollinger.

Cette figure est constituée de trois lignes de tendance : les bandes supérieure, médiane et inférieure.

La bande médiane correspond à une simple moyenne mobile, généralement calculée à 20 jours.

Le niveau de la bande supérieure, en tout point, correspond à la somme du niveau de la bande médiane et de deux fois la valeur de l’écart-type associé à la moyenne mobile.

Réciproquement, le niveau de la bande inférieure correspond au niveau de la bande médiane diminué de deux fois la valeur de l’écart-type associé à la moyenne mobile.

Une enveloppe du cours est ainsi déterminée. Elle permet alors d’identifier la marge de variation au sein de laquelle le titre devrait se maintenir quasiment systématiquement. Ainsi, dans le cas d’un titre suivant une loi normale, 95 % des cotations se feront entre ces bandes.

Ces dernières constituent dès lors des niveaux de support (bande inférieure) et de résistance (bande supérieure) extrêmement puissants. Ces niveaux représentent donc respectivement des points d’entrée et de sortie intéressants sur le titre, en particulier lorsque le marché se montre sans réelle tendance (et donc que les bandes sont stables de part et d’autre de la moyenne), ce qui permet de jouer dans un objectif de trading (placement à court terme).

Par opposition, dans un marché en tendance, les indices fournis par les bandes reposent sur leur écartement. En effet, un écartement croissant des bandes suppose une hausse de l’écart-type, qui marque la formation d’une tendance forte. Dès lors, lorsque les bandes se rétrécissent, les variations de part et d’autre de la moyenne mobile se font plus faibles, ce qui suggère la fin d’une tendance. On peut dès lors passer à l’utilisation des bandes comme supports et résistances.

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5.2.3 Le MACD

L’un des indicateurs techniques les plus utilisés est le MACD. Cet indicateur (Moving Average Convergence / divergence) traduit une différence entre des moyennes mobiles exponentielles et fait ainsi référence à la prépondérance ou non du moyen terme à l’égard du court terme.

Les moyennes mobiles exponentielles utilisées sont respectivement de 26 jours (coefficient exponentiel de 0.075) et de 12 jours (coefficient exponentiel de 0.15).

Par ailleurs, de façon à estimer l’évolution de la tendance, un indicateur auxiliaire (appelé ligne de signal) est formé. Il est calculé sur la base d’une nouvelle moyenne exponentielle sur 9 jours (coefficient de 0.20).

L’intérêt de cet indicateur est triple : position absolue du MACD, position relative à sa ligne de signal et existence de divergences.

Sur le premier plan, des situations de surachat et de survente peuvent être identifiées. Ainsi, une hausse très vive du MACD indique que la moyenne mobile 12 jours est en plus forte hausse que celle à 26 jours, dénotant ainsi une volatilité accrue dans le court terme. A cet égard, une attention particulière doit être portée sur le franchissement du niveau zéro.

Sur le deuxième plan, l’un des éléments en faveur de l’achat les plus significatifs est le franchissement à la hausse de la ligne de signal par le MACD, notamment lorsqu’elle s’opère sur des niveaux de retournement à la hausse du MACD (cf. graphique).

Sur le troisième plan enfin, des divergences peuvent être constatées entre la tendance du MACD et celle du cours sur une période déterminée. Ce phénomène se traduit par la hausse ou la baisse plus que proportionnelle du MACD par rapport à la variation du titre (cf. graphique).

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5.2.4 Le DMI

Contrairement aux autres indicateurs, le DMI (Directional Movement Index) ne vise pas tant à définir des excès (surachat / survente) ou des divergences qu’à déterminer des tendances, servant à l’identification de signaux d’achat et de vente.

Sa construction est relativement plus complexe que celle des autres oscillateurs. En premier lieu, des indicateurs de pression à l’achat (+DM) et à la vente (-DM) sont identifiés. Ces pressions sont alors exprimées comme pourcentage de la variation maximale du marché sur la période, et on calcule une moyenne mobile de ces indicateurs, respectivement +DMI et -DMI.

Prenons l’exemple d’un calcul sur 14 jours, avec +DMI14 = 0.2 et –DM14 = 0.36. Cela signifie que 20 % du range du marché des 14 derniers jours s’est faite à la hausse contre 36 % à la baisse. Sur ce range, 56 % (0.2 + 0.36) ont été directionnels.

Ainsi, plus un marché est directionnel (à la hausse ET à la baisse), plus la somme des DMI (DI sum) est élevée. Toutefois, on préfère en général calculer la différence de +DMI et –DMI (DI diff). L’information fournie sur la tendance est alors différente : plus cette différence est élevée, plus le marché est directionnel dans un même sens.

Le ratio DI diff / DI sum, exprimé en pourcentage, donne alors DX, que l’on lisse sur la période (en général 14 jours) pour former ADX.

Une fois ces oscillateurs construits, leur utilisation est relativement simple. D’une part, il est possible de comparer les positions respectives du +DMI et du -DMI. Si le +DMI se trouve au-dessus du –DMI, la tendance à la hausse est forte, ce qui signifie que les acheteurs sont de plus en plus gagnants. A l’inverse, si le +DMI se trouve en dessous du –DMI, c’est la tendance à la baisse qui est forte, et donc les vendeurs qui sont de plus en plus gagnants.

D’autre part, des signaux sont également donnés par l’ADX. Ainsi, lorsque celui-ci dépasse les 17, le marché est considéré en tendance. Il est donc possible de se positionner à l’achat (+DMI au-dessus du –DMI) ou à la vente (-DMI au-dessus du +DMI).

Enfin, l’ADX permet, associé au moyennes mobiles, de déterminer la validité de ces dernières. En effet, les moyennes mobiles donnant parfois de faux signaux, il est possible de se positionner uniquement lorsque l’ADX indique une tendance, et de suivre alors les signaux des moyennes mobiles.

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6 Les indicateurs de contre-tendance


6.1 Présentation


Ces indicateurs, relativement nombreux mais dont seuls quelques-uns sont utilisés couramment, correspondent à la représentation graphique de calculs mathématiques. Ces derniers sont une expression de l’évolution des cours, et non de leur niveau absolu. Ils sont appelés oscillateurs, dans la mesure où ils correspondent à une estimation des tensions du marché et fonctionnent à la manière d’une fonction dérivée, oscillant de part et d’autre du niveau zéro.

Cet aspect est tout à fait capital pour comprendre le principe de représentation des oscillateurs. Ainsi, un indicateur technique qui se retourne à la hausse, entamant une montée après avoir été en baisse, traduit la naissance d’un mouvement haussier sur le titre auquel il se réfère. Il en va de même, symétriquement, à la baisse. Le franchissement du niveau zéro par les indicateurs traduit donc une puissance de mouvement à son paroxysme, laissant ainsi augurer d’un ralentissement de tendance avant un retournement.

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6.2 Surachat / survente


L’intérêt premier des oscillateurs, lié à leur statut d’indicateur de tensions, est de mettre en relief les niveaux sensibles, annonciateurs de possibles retournements. C’est à cet effet qu’ont été définis les concepts de « surachat » et « survente ». Ces niveaux correspondent à des excès du marché. Ainsi, dans le cas d’un surachat, le titre a connu une hausse continue sans effectuer de consolidation ou de correction majeure, laissant ainsi à penser qu’un retournement prochain est envisageable. Cela se traduit pour l’oscillateur par sa présence sur un niveau élevé, dans une zone qui a été définie comme zone de surachat et traduit la tension existant sur le marché. Il en va de même, symétriquement, à la baisse, tandis que, entre les extrémités, le marché est considéré comme neutre.

La lecture de ces zones de surachat et de survente peut toutefois s’avérer plus compliquée. En effet, les oscillateurs sont de deux types, bornés et non-bornés. Les indicateurs bornés évoluent entre deux limites fixes (souvent 0 et 100). Il est alors aisé de déterminer ces zones (par exemple au-delà de 75 pour le surachat et en deçà de 25 pour la survente). En revanche, les indicateurs non-bornés n’ont, par définition, pas de limites théoriques à la hausse et à la baisse, ce qui rend plus difficile l’établissement de telles zones. Par ailleurs, s’il est imprudent de se positionner à l’achat dans un marché déjà suracheté, la seule analyse du niveau de l’indicateur ne donne pas nécessairement toutes les informations (voir graphique).

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6.3 Divergences


L’élément principal d’analyse des indicateurs, bien que souvent sous-estimé, réside dans le principe des divergences. Ces dernières correspondent à une déconnexion entre l’évolution des cours et celle de l’indicateur (voir graphique). On parlera ainsi de divergence baissière (resp. haussière) lorsque l’oscillateur s’inscrit dans une tendance baissière (resp. haussière) alors que les cours continuent de monter (resp. baisser).

Ce phénomène est directement lié au statut de fonction dérivée des indicateurs. En effet, une baisse de l’oscillateur en temps de hausse des cours indique que cette hausse se fait à un rythme moins soutenu. Cet essoufflement du marché augure dès lors d’un retournement à la baisse. Toutefois, cette approche n’est valable que combinée à l’aspect précédent, à savoir la présence de l’oscillateur dans une zone de survente ou de surachat. En effet, ces zones sont le lieu de prédilection des retournements de tendance, car elles marquent une tendance ininterrompue et sans consolidation. Une neutralité des marchés (entre les zones), en revanche, rend peu probable un essoufflement et donc peu pertinent l’analyse des divergences. Par ailleurs, les divergences étant des signes avant-coureurs, il est souvent imprudent de se positionner en conséquence dès l’apparition des divergences.

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6.4 Figures graphiques


Au-delà de ces calculs sur les indicateurs, ces derniers peuvent également fournir des informations par eux-mêmes, à la manière des cours proprement dits. C’est ainsi que des tendances ou des figures peuvent être identifiées. Les indicateurs peuvent également buter sur des résistances ou se poser sur des supports. Cet aspect est également intéressant dans la mesure où les ruptures de tendance sur les oscillateurs précèdent souvent celles sur les cours. Dans ce cadre, la zone de neutralité (correspondant au milieu des bornes pour les indicateurs bornés) est particulièrement surveillée, car elle constitue souvent un support ou une résistance majeur.

Il est par ailleurs possible de recourir à des systèmes de filtre. Par exemple, il est souvent judicieux de comparer les oscillateurs à leur moyenne mobile sur quelques jours afin d’éliminer les variations ponctuelles et non-significatives. Il devient alors possible de mettre en œuvre une méthode relativement systématique, fondée sur le principe fondamental des indicateurs : ne pas aller à l’encontre de la tendance. Cette règle consiste à se positionner à l’achat dès lors que le zéro est franchi à la hausse par l’oscillateur, celui-ci se situant au-dessus de sa moyenne mobile et à vendre dès lors que ce niveau est enfoncé à la baisse, l’indicateur se retournant à la baisse et passant sous le zéro.

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6.5 Le RSI


Cet indicateur (de son nom complet Relative Strength Index) vise à établir une échelle de référence indépendante des niveaux de cours proprement dits. Le RSI étant borné (0 et 100), il devient dès lors extrêmement aisé de déterminer des zones de surachat et de survente. De ce fait, le RSI est l’un des indicateurs de contre-tendance les plus utilisés.

Il est formé sur la base des moyennes de hausses et de baisses des titres, selon la formule :

RSI = 100 – [100 / (1 + RS)]

où RS représente la moyenne des clôtures en hausse divisée par la moyenne des clôtures en baisse sur la période choisie.

En conséquence, le RSI s’avère d’autant plus volatil que la période considérée est courte. En fonction des habitudes de trading, des durées plus ou moins longues pourront donc être choisies mais la durée la plus courante est de 14 jours.

Sur un plan graphique, des lignes sont établies à 30 et 70. Un franchissement à la baisse des 30 indique un marché survendu, tandis qu’un franchissement à la hausse des 70 est le signe d’un marché suracheté.

De même que pour le MACD, il est possible d’affiner les signaux émis par le RSI en formant deux RSI sur deux périodes différentes. Dès lors, un franchissement à la hausse du RSI long terme par le RSI court terme représente un signal d’achat, tandis qu’un franchissement à la baisse du RSI long terme par le RSI court terme représente un signal de vente.

Le principe des divergences est également applicable au RSI, et ce de manière plus aisée que sur le MACD, dans la mesure où des zones de survente et de surachat peuvent être légitimement établies.

Enfin, de même que sur les cours proprement dits, des supports et des résistances peuvent se faire jour, notamment à l’approche de la zone de neutralité (vers 50).

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6.6 Les stochastiques


Cet ensemble d’indicateurs de contre-tendance est fondé sur une observation simple : en période de hausse des cours, les clôtures se font à des niveaux de plus en plus hauts de jour en jour tandis que, en période de baisse des cours, les clôtures se font à des niveaux de plus en plus bas. En combinant ces deux constatations, il est possible de prévoir un retournement dès lors que de nouveaux plus hauts apparaissent mais que les clôtures se font en baisse.

La constitution de ces indicateurs est assez sensiblement plus complexe que celle des autres oscillateurs. Un premier oscillateur, appelé %K, est constitué, selon la formule :

%K = 100 x [ (C – Lx) / (Hx – Lx) ]

où C représente le dernier cours de clôture, Lx le cours le plus bas sur les x derniers jours et Hx le cours le plus haut sur les x derniers jours. La durée la plus souvent utilisée est de cinq jours.

En conséquence, lorsque le marché est au plus haut, le cours de clôture est proche des plus hauts des x derniers jours. Le rapport tend alors vers 1 et l’oscillateur %K vers 100. Inversement, à la baisse, le rapport tend vers 0 et %K de même.

%K exprime ainsi les tensions du marché (surachat et survente) à la manière du RSI mais, contrairement à ce dernier, porte sur les cours extrêmes et non sur les cours de clôture.

Un deuxième indicateur, %D, est alors constitué, afin de lisser %K, selon la formule :

%D = 100 x Hy / Ly

où Hy représente la somme des (C – Lx) sur les y derniers jours et Ly la somme des (Hx – Lx) sur les y derniers jours, avec y < x. En d’autres termes, %D est une moyenne de % K (x jours) exprimée sur les y derniers jours. Cette nouvelle durée est généralement de trois jours.

En dépit de ce lissage, il demeure difficile de comparer %D et %K dans la mesure où %K peut aisément passer de 0 à 100 d’une séance à l’autre. Dès lors, c’est %D qui devient l’indicateur de référence. Un troisième indicateur, slow %D, est donc créé afin de lisser %D. Cer indicateur est formé en prenant la moyenne de %D sur trois jours. On appelle alors %D et slow %D respectivement stochastiques rapide et lent.

Les stochastiques sont utilisables à de nombreux titres. Tout d’abord, la présence du stochastique rapide sur des extrêmes (près de 0 ou 100) indique des situations de survente ou de surachat. Néanmoins, en dépit du lissage qu’opère %D sur %K, cet indicateur demeure volatil, ce qui le rend difficilement utilisable dans ce contexte. Toutefois, réciproquement, cette forte volatilité permet de considérer que, si %D se maintient longuement à des niveaux élevés (resp. bas), les cours suivent une tendance fortement haussière (resp. baissière).

Par ailleurs, des signaux d’achat (resp. de vente) se manifestent lorsque le stochastique rapide se trouve sur des niveaux bas (resp. hauts) et croise à la hausse (resp. baisse) le stochastique lent.

Enfin, comme sur les autres indicateurs bornés, il est possible de faire apparaître des divergences entre l’évolution de l’oscillateur et celle des cours.

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7 Bougies japonaises


Au 17ème siècle, les japonais ont mis au point un modèle d'analyse technique pour prédire l'évolution des contrats sur le riz. Ce modèle repose sur l'analyse graphique des chandeliers japonais. Steve Nison a popularisé cet outil d'analyse, et est reconnu aujourd'hui comme étant un expert en ce qui concerne son interprétation.

Les candlesticks reprennent les principes des bar-charts, mais permettent également d'apprécier le sens de la journée en distinguant directement si le cours de clôture est inférieur ou supérieur au cours d'ouverture.

L'écart entre le cours d'ouverture et le cours de clôture est appelé corps (body) et ressemble à une bougie, tandis que les extrêmes sont ensuite représentés par un simple trait vertical (comme sur les bar-charts). Ces extrêmes sont appelés ombres (shadows).

La couleur générale du graphique permet d'identifier la force relative des tendances.

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7.A Configurations de base


Corps blancs avec une seule ombre : c'est une tendance haussière. On observe une telle figure lorsque les prix à l'ouverture sont proches des niveaux les plus bas, et les prix de clôture proches des niveaux les plus hauts de la séance en cours.

Corps noirs avec une seule ombre : c'est une tendance baissière. On observe une telle figure lorsque les prix à l'ouverture sont proches des niveaux les plus hauts, et les prix de clôture proches des niveaux les plus bas de la séance en cours.

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7.B Figures


7.1 Le doji


Le doji est une bougie dont l'ouverture et la clôture se font au même niveau. Cela annonce très souvent qu'un point extrême vient d'être touché et qu'un retournement de tendance important risque d'apparaître.

En effet, il signifie ceci : à l'ouverture, le marché s'engage dans une direction, puis, par manque de conviction, s'engage dans celle opposée, pour finalement revenir au point de départ (le cours d'ouverture). Aucune tendance ne s'est donc dégagée de la journée, et il faut bien souvent attendre le lendemain pour connaître la position des opérateurs, et la tendance du titre en question.

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7.2 Marteaux et pendus


Le marteau et le pendu sont une seule et même ligne, un corps (blanc ou noir) et une ombre. Plus l'ombre basse est longue (au moins deux fois la hauteur du corps), plus l'ombre haute est courte et plus le marteau haussier ou le pendu baissier seront significatifs. Ces deux figures sont identiques, mais le marteau intervient après une tendance baissière, et entraîne une reprise haussière, alors que le pendu intervient après une tendance haussière, et entraîne une reprise baissière.

Comme dans le cas du doji, il faut bien souvent attendre la séance du lendemain pour se voir confirmer le retournement de tendance.

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7.3 Marteaux inversés (inverted hammers) et étoiles filantes (shooting stars)


Ces deux figures peuvent être assimilées respectivement au marteau et au pendu. La différence majeure réside dans le fait que leur ombre est dirigée vers le bas. Leur corps peut également être noir ou blanc. Le marteau inversé intervient dans une phase de baisse, et annonce un retournement haussier. L'étoile filante intervient dans une phase de hausse, et annonce un retournement baissier. La remarque à propos de la confirmation sur la séance du lendemain est valable aussi pour ces figures.

Techniquement, une étoile filante et un pendu entraînent donc les mêmes conséquences, mais les raisons en sont différentes. Dans le cas d'un pendu, le titre se retourne à la baisse parce que les vendeurs craignent de ne plus trouver de contreparties. Dans le cas de l'étoile filante, le titre se retourne car les acheteurs n'acceptent plus de payer trop cher un actif financier.

En pratiquant un raisonnement inverse, l'interprétation est la même à propos du marteau et du marteau inversé.

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7.4 Etoile du soir et étoile du matin


Etoile du soir : configuration baissière de retournement formée de 3 bougies.

- une première qui dispose d'un corps blanc important

- un doji

- une troisième large bougie noire disposant d'un corps comparable à la première

Etoile du matin: configuration haussière de retournement formée de 3 bougies.

- une première qui dispose d'un corps noir important

- un doji

- une troisième large bougie blanche disposant d'un corps comparable à la première

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7.5 L'avalement : bullish et bearish engulfing pattern


L'avalement haussier est un signal majeur de retournement dans un creux du marché. Encore appelé " bullish engulfing pattern ", il comporte, dans une structure baissière, une journée négative, et est donc représentée par une bougie noire, suivie d'une bougie blanche qui ouvrira au dessous de la clôture de la veille, et remontera au-dessus du corps précédent, pour clôturer significativement en dedans.

L'avalement baissier ou " Bearish engulfing pattern " est une structure de renversement de sommet majeur en trend haussier. (NDLR : Une bougie blanche se fait totalement envelopper par une bougie noire qui marque le début d'un mouvement de retournement de marché).

Exemple d'avalement baissier sur le Cac 40

Exemple d'avalement haussier sur le GBP/USD

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7.6 Le nuage noir (" dark cloud covers ") et la pénétrante (" piercing pattern ")


Le nuage noir est un signe de renversement de tendance et de trouble pour les acheteurs.

Nuage noir : lors d'un trend haussier, le yang majeur est immédiatement suivi d'une journée où l'ouverture se fait en progression mais la clôture largement à l'intérieur de la bougie blanche précédente.

La figure est composée d'une bougie blanche suivie d'une noire qui ouvre au-dessus du corps blanc et retombe pour clôturer dans le corps blanc (50%). Ceci traduit l'annulation de l'avancée de la veille et un risque de retournement important.

Exemple de nuage noir sur l'EUR/USD.

La Piercing pénétrante (" Piercing pattern ") est la réciproque en tendance baissière du nuage noir. Il s'agit d'un signal de retournement dans un creux de marché. Lors d'une tendance baissière, le yin majeur (baissier) est immédiatement suivi d'une journée où l'ouverture se fait en dessous de la clôture de la veille mais la clôture se fait largement à l'intérieur de la bougie noire précédente (clôture au-dessus du point médian du corps du chandelier noir précédent).

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7.7 Haramis ou femmes enceintes


Harami haussier : une longue bougie blanche est suivie d'une bougie noire dont le corps plus petit vient se loger à l'intérieur de l'espace occupé par le corps de la première bougie.

Cette figure n'est pas un signal de renversement très significatif mais signale un certain essoufflement de la tendance. On peut le considérer comme un frein qui a été mis sur le marché ; la tendance en cours devrait s'arrêter et le marché fera souvent une pause. Mais parfois, le harami peut avertir d'un changement de tendance, surtout sur des sommets de marché.

Quand la seconde bougie est formée d'un doji, la figure s'appelle un harami cross et est considérée comme une configuration de retournement du fait de la présence du doji.

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